vendredi 5 juin 2009

Mina, Denise : La mauvaise heure


Paddy Meehan est une journaliste qui rêve de quitter la rubrique des faits divers du Scottish Daily News pour devenir reporter criminel. Mais pour l'instant, elle doit se contenter des patrouilles de nuit et d'un salaire de misère qui fait vivre sa famille durement touchée par la crise dans la Grande Bretagne des années Thatcher.
Un soir, elle croise le visage ensanglanté d'une femme reflété par un miroir dans le vestibule d'une maison où la police a été appelé pour tapage nocturne. Renvoyée avec un billet de 50 livres par le séducteur qui bloque la porte, elle ne manque pas de regretter son geste le lendemain à l'annonce de la découverte du corps de la femme sauvagement mutilé. Elle sait qu'elle détient un indice important mais comment faire pour en aviser l'enquêteur sans se faire virer ?

Je ne peux pas dire que le roman m'ait passionné, pourtant la peinture de la communauté irlandaise dans l'Écosse des années 80 est saisissante de réalité et de noirceur. La situation des employés, ouvriers et mineurs était vraiment catastrophique et ne laissait guère d'espoir d'avenir à ces pauvres gens. On assiste d'autre part aux débuts de la mutation de la presse, à sa restructuration et modernisation, à la montée des journaux people si répandus en Angleterre. L'atmosphère est glauque, les relations entre les personnages sans espoir et souvent assez crues pour ne pas dire vulgaires (je pense en particulier à une scène de sexe dans la voiture où les détails scatologiques ne sont pas oubliés).
L'intrigue est assez bien menée, bien qu'on sache rapidement qui est le tueur, le suspense tient plutôt dans la découverte du personnage de Kate, que l'on suit en alternance avec Paddy, et qui semble mener une fuite éperdue pour sauver sa vie.

Pour finir, je dirais qu'en dépit d'indéniables qualités, je n'ai pas réussi à accrocher totalement aux personnages

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