mercredi 20 avril 2011

Kallentoft, Mons : Hiver

Mardi 31 janvier, 7h22 du matin, il fait encore nuit à Ostergötland. Ce mois de février est l’un des plus froids qu’on ait connu en Suède. Ce matin-là, la jeune Malin Fors et ses collègues de la Criminelle découvrent un cadavre, nu et gelé, attaché à une branche d’arbre, une corde autour du cou. Qui est cet homme ? Comment a-t-il fait pour se pendre ainsi ? Meurtre ? Suicide ? D’où viennent les blessures qui recouvrent son corps ? Petit à petit, Marlin et Zeke, son coéquipier, découvrent que Bengt Andersson a un passé de psychopathe ce qui les mènera à Maria Murvall, une amie de Bengt. D’indices en indices, de nouveaux personnages s’ajouteront à l’enquête : les trois frères de Maria, suspectés d’un viol dont leur sœur fut victime, Joachim et Markus, deux adolescents pas très nets, et enfin, Valkyria et Rickard Skoglöf, deux individus marginaux dont les croyances vikings et l’exhibition sur Internet laissent les policiers perplexes.

Mon avis :


Premier opus d’une série consacré à chaque saison, Hiver marque les débuts brillants du commissaire Malin Fors. Mère qui élève seule sa fille adolescente, elle est aussi un commissaire de police apprécié pour ses compétences par ses collègues. Livre lent, très lent au début (il faut faire l’effort de dépasser une centaine de pages avant de vraiment entrer dans le sujet) à l’image du paysage neigeux et glacé qui constitue par sa présence grise et sombre un personnage à part entière.
L’auteur nous fait entrer de plein pied dans la vie d’un commissariat suédois et on s’initie au travail de fourmi que représente une enquête, pas de glamour là-dedans mais une enquête besogneuse, des recherches sur Internet et des interrogatoires très polis.
Ce qui fait la force du roman est le détail accordé aux personnages même secondaires. Par petites touches, Mons Kallentoft apporte un éclairage sur leurs personnalités ou leur ressenti, leur conférant une grande profondeur. On participe à la vie de chacun, on compatit à leurs malheurs, on se réjouit de leurs succès.

Les thèmes abordés sont très riches : la famille, les relations parents/enfants à travers la vie de Marin ou de ses collègues ; la solitude des adolescents livrés à eux-mêmes par des parents négligents ou débordés ; le poison que représente les secrets familiaux et leurs impacts sur la vie des protagonistes.



La fin arrive finalement très vite et on n’a qu’une seule hâte, ouvrir le suivant et poursuivre le voyage en leur compagnie

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